DJ Traknar, un retour aux sources “rock” !

DJ Traknar est un des premiers artistes que nous accompagnons chez Poseur Export à l’instar de François Premiers, Celeritas ou encore City Kids. S’il s’investit dans différents groupes et qu’il passe une majeure partie de son temps sur scène, Clément ne fait pas partie des plus bavards. Nous lui avons donc demandé de s’arrêter deux minutes entre trois répétitions et deux concerts, pour répondre à nos questions.

© Amélie Jouchoux

Bonjour Clément ! Tu joues en tant que bassiste pour différents groupes de la scène normande tels que Lola Sauvageot, Apart ou encore Celeritas. Tu es aussi derrière les platines au sein de Fratelli Disco. Est-ce que mixer seul en tant que DJ Traknar te permet d'exprimer d'autres choses qui ne seraient pas compatibles avec tes autres projets artistiques ?

Hello ! Pour commencer, j’ai été attiré par le mix car je trouvais que je pouvais faire découvrir les artistes que j’aimais. Je dirais que mixer seul me permet plutôt de prolonger ce que j’aime déjà faire avec mes groupes ou projets musicaux.
Je peux proposer des artistes de styles variés que tout le monde n’écoute pas. C’est vrai que je recherche de la musique de niche, et surtout dans l’esthétique rock. Pour les autres styles comme la disco, la funk ou la rave, je me laisse beaucoup porter par ce que je découvre.
En gros, j’aime bien les basses !

Concert de Lola Sauvageot au Nounoune Festival 2026.
© Lily Delanuit

Indie-rock, post-punk, midwest-emo, hardcore... Tu sembles prendre un virage résolument rock ! Qui sont les artistes qui t'inspirent et comment les as-tu découverts ?

En soi, c’était par-là que j’avais commencé. Mais je ne me suis pas dit que ça pouvait intéresser les gens et je pense que je me préoccupe trop de ce que les gens veulent à mes détriments. Avant de mixer, je passais déjà mes disques sous un autre nom et j’en profite pour ressortir toute ma collection de garage-rock, psyché-rock-indie.
Je fais un vrai retour aux sources dans le but de faire découvrir ces scènes que j’affectionne particulièrement. 
Mes coups de cœur du moment sont Momma, Title Fight, Lime Garden, Basement ou encore Die Spitz.
Tous ces groupes, je les découvre en fouinant sur des sites de streaming et après je prends le temps d’écouter les albums et EP. J’en découvre un bon nombre en concert ou grâce à mes amis.

Tu mixeras aussi de la City Pop ce dimanche 15 novembre pour la Convention Comics au Théâtre Le Normandy. Un grand écart ! Est-ce que tu peux nous expliquer d'où te vient ce goût pour la musique disco nippone ?

Je suis hyper content de pouvoir mixer de la City Pop ! Cette musique est très inspirée de la disco et pop américaine mais elle a un quelque chose de plus nostalgique que je ne pourrais pas expliquer. Certains titres sont incroyables ! J’ai aussi découvert cette musique par le biais des animés japonais que je regarde beaucoup.
J’ai eu la chance d’aller au Japon, et bien évidemment cette musique me renvoie  directement là-bas.

© Amélie Jouchoux

"DJ Traknar" est également ton pseudonyme au sein de Celeritas. Y a-t-il encore un rapport entre ton personnage - membre du boys band d’eurodance havrais - et ton activité de disc-jockey ?

Eh bien… ce n’est jamais facile de choisir un pseudo !
Je me suis dit que c’était plus simple de garder ce personnage en tant que DJ. Étant donné que je multiplie les projets, ça me permettait de moins m’éparpiller. Et je pense qu’à l’époque quand j’ai commencé, je ne savais pas trop où j’allais. DJ Traknar c’est pratique, ça passe partout et on m’identifiait déjà sous ce nom.

Suivant
Suivant

The Surfrajettes et Les Agamemnonz en concert